Esprit d’entreprise : L’avenir du retail culturel 

Les intervenants:

Frances Croxford, fondatrice The Seeking State

Marianne Lesimple, responsable des ventes et du marketing, RMN Paris

Philine Hofman, Responsable Boutique et Merchandising, Rijksmuseum(Pay-Bas)

Frances Croxford :« Voici les quelques points importants sur l’esprit d’entreprise à prendre en considération pour l’avenir du retail culturel :

  • Il est primordial de penser et de se projeter sur le long terme (2030)
  • Laissez place à l’imagination et à la créativité pour changer le retail de demain
  • Mettre en avant l’éthique de la nouvelle génération qui sera le public et les clients de 2030. Il est primordial d’être à l’écoute de ce public.
  • L’hyper connexion et la rapidité des échanges et des livraisons de produits représentent aussi les attentes de demain !
  • Être proactif pour créer une consommation dans laquelle les gens vont adhérer.
  • “Faire moins, mieux”. Il est donc nécessaire de créer une expérience en fonction de la culture de son public pour développer une connexion, une sensibilité entre les objets et les personnes.
  • L’exemple du t-shirt est un bon exemple : il est la parfaite publicité pour montrer l’identification d’une personne avec un lieu, une marque, une pensée et pousser encore plus loin l’adhésion avec cet objet en fonction de sa fabrication, de sa durée de vie (biodégradable ?), de sa bioéthique ..
  • Une réflexion doit être apportée sur les objets connectés pour élargir la portée de ces derniers sur des thèmes particuliers.
  • Il est également intéressant de se poser la question suivante : comment intégrer la personnalisation des objets à travers les nouvelles technologies ?

Le retail culturel : une expérience unique 

 

Marianne Lesimple :

  • “Le retail devrait tendre vers la transformation d’expérience unique : ‘ramenez votre propre expérience à la maison’.
  • La personnalisation, le co-branding avec une marque de haute valeur sont des techniques marketing à adopter pour créer des expériences uniques.
  • La création de nouveaux produits avec de nouveaux designers peut réinventer des collections et apporter un regard nouveau sur une collection.

Le vrai challenge est qu’on ne sait pas ce que sera le futur, il faut donc être toujours à l’affût et s’adapter constamment. Et c’est également l’enjeu des jeunes équipes marketing, en veille constante sur les nouveaux modes de consommation à développer.

Philine Hofman:

  • ‘Les musées prennent des risques en ouvrant les musées au reste du monde pour ‘partager’ d’une manière ou d’une autre leurs collections.
  • Il y a un retour aux valeurs fondatrices : connecter les personnes entre elles et soutenir les communautés locales.
  • Il est essentiel de repenser tout notre concept de vente pour l’avenir.

Les questions et réactions

 

‘Constatez-vous une différence de mode de consommation en fonction des pays ?’

Tous les pays et marchés ne sont pas encore raccord ou au même rythme, notamment sur la notion de durabilité, l’offre est donc encore diversifiée.

Marianne Lesimple :

‘Le principe d’éducation du public en proposant certains produits plus équitables, artisanaux, locaux avec des valeurs à mettre en avant pour séduire les acheteurs’

Frances Croxford :

‘L’accélération des évolutions technologiques et du marché — les boutiques aujourd’hui sont très différentes d’il y a 10 ans et cela s’accentuera encore dans 10 ans

Philine Hofman :

‘Au-delà de la numérisation, certains produits deviennent obsolètes alors que d’autres ont explosé grâce à une évolution des mœurs (exemple des sacs Loqiavec l’abandon des sacs plastiques).’

Marianne Lesimple :

‘Le constat : nous vendons aujourd’hui au Louvre plus de chaussettes (inexistantes il y a 10 ans) que de magnets àde nouveaux produits peuvent faire leur apparition dans le futur.’

Olympic Committee Museum giftshop — Suisse : ‘Quid de la contradiction à vendre des objets qui pourraient devenir éphémères (exemple du T-shirt qui s’autodétruirait) et donc disparaître en même temps que le ‘souvenir’ que l’on cherche à vendre ? »

Frances Croxford :

‘Il s’agit de l’expérience, du souvenir de cette expérience que propose le produit. Il s’agit de la communication sur des valeurs que défend votre institution.

Le produit est une expérience, là est la force du souvenir !’